Alors que le sommet sur le climat de Copenhague se termine demain, l'impasse semble perdurer dans les négociations internationales visant à l'approbation d'un nouvel accord de réduction des gaz à effet de serre (GES) qui succéderait au protocole de Kyoto après 2012.
Des délégués de 193 pays sont actuellement rassemblés et des chefs d'État de 120 pays, dont le président américain Barack Obama, seront sur place demain. Les négociations achoppent en ce moment sur les cibles de réduction de GES à atteindre et sur les responsabilités qui incombent respectivement aux pays riches et aux pays en voie de développement.
Aujourd'hui, la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a soutenu que les États-Unis pourraient «contribuer avec d'autres à la mobilisation de 100 milliards de dollars par an d'ici 2020». Cela dépend cependant de la conclusion d'un accord de réduction des GES qui engagerait les principales économies.
À la tribune du sommet, le président français Nicolas Sarkozy a soutenu ce jeudi que si «on continue comme ça, c'est l'échec». Il a aussi appelé à «une véritable réunion de travail au niveau des décideurs» en soirée, estimant que tous devront faire des compromis. De son côté, le porte-parole de la Maison Blanche a soutenu qu'un accord vide de sens serait pire que de revenir les mains vides.
La conférence doit se terminer demain, avec, en matinée, une réunion qui sera tenue par Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'ONU, avec un «nombre limité de chefs d'État représentant tous les groupes et toutes les régions du monde». Les conclusions doivent être adoptées lors d'une session plénière à 15h (heure locale).
Par contre, certaines rumeurs soutiennent que la conférence serait prolongée au moins jusqu'à samedi, voire jusqu'à lundi. L'autre possibilité est que la réunion se termine sur une simple déclaration d'intention des chefs d'État et de gouvernement, ce qui renverrait le processus décisionnel concret à plus tard.
Le Figaro s'intéresse aux cinq pays qui auront un rôle clé à jouer d'ici à la fin de la conférence, soit les États-Unis, le Brésil, l'Inde, la Russie et la Chine.
(sources: Le Monde, Radio-Canada, Le Figaro, Nouvel Obs)
par Olivier Caron