Après qu'ait été publié hier le rapport du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) au sujet de l'échangeur Turcot, la chef de l'opposition à la Ville de Montréal, Louise Harel, est intervenue.
Selon la chef de Vision Montréal et Benoit Dorais, maire de l'arrondissement du Sud-Ouest, l'administration du maire Gérald Tremblay doit exiger d'être partie prenante dans l'élaboration du nouveau projet.
«Un projet de cette envergure ne doit pas se réaliser en vase clos» a affirmé Louise Harel. Celle-ci estime en fait que la Ville de Montréal, les arrondissements et les intervenants concernés «doivent être intimement associés à l'élaboration du projet».
Vision Montréal rappelle que lors de la consultation publique du 16 juin dernier, le parti a énoncé trois critères devant être respectés dans le nouveau projet, soit:
- Conserver en hauteur, et non pas sur remblais, les structures Ã
reconstruire.
- Éviter à tout prix les expropriations.
- Augmenter l'offre de transport collectif afin de réduire
significativement la dépendance à l'automobile.
Selon Benoit Dorais, les «avantages de conserver les structures en hauteur sont considérables puisqu'elles n'enclavent pas les quartiers adjacents, réduisent la pollution, et protègent 166 logements de la démolition, dont la très grande majorité se situe dans le village des Tanneries». Le maire de l'arrondissement Sud-Ouest estime aussi que le projet «doit répondre aux impératifs de santé publique et de qualité de vie de la population, en plus de respecter les principes du développement durable».
«Le projet doit inclure le financement d'une alternative de transport en commun performant et de qualité, comme le tram-train de Lachine et un circuit de trolleybus dans l'axe de l'autoroute 20», a ajouté Louise Harel.
«L'Administration Tremblay doit exprimer clairement ce qu'elle entend demander au ministère des Transports afin de respecter les volontés de la population montréalaise telles qu'exprimées devant le BAPE en juin dernier» a conclu la leader de l'opposition à l'Hôtel de Ville.
Rappelons qu'hier, il a été révélé que la reconstruction de l'échangeur Turcot coûtera plus cher que les 1,5 milliard de dollars initialement prévus par Québec. Julie Boulet, ministre des Transports, a d'ailleurs soutenu qu'elle reçoit positivement le rapport du BAPE qui recommande des modifications au projet, mais elle a ajouté celles-ci auront une répercussion sur les coûts.
(source: CNW)
par Olivier Caron