Une controverse impliquant des sceptiques face aux changements climatiques et les chercheurs qui se vouent à cette question refait surface, alors que le sommet de Copenhague arrive à grands pas.
En effet, des pirates informatiques ont pénétré la semaine dernière dans les serveurs de l'unité de recherche climatique (CRU) de l'Université d'East Anglia en Grande-Bretagne, soit l'une de celles ayant participé au fameux rapport du GIEC sur les changements climatiques. Ils ont ensuite publié sur un serveur russe des centaines de courriers électroniques et documents privés échangés lors des dernières années entre certains climatologues du CRU et des collègues du monde entier.
En fait, les «climato-sceptique» disent démontrer avec certains de ces messages qu'il y a eu des fraudes et des tricheries perpétrées par les chercheurs en sciences du climat. Des climatologues impliqués dans le débat soutiennent pour leur part que cette documentation supposément originale ne prouve absolument rien et qu'il s'agit pour l'essentiel de correspondances personnelles prises hors de contexte et qui pourraient même avoir été modifiées par les pirates en question.
C'est essentiellement une expression sortie de son contexte et contenue dans un des 1 073 courriels en question qui déchaîne les passions. Il s'agit en fait d'un message écrit en 1999 par le directeur du CRU Phil Jones où celui-ci explique à son correspondant qu'il a utilisé une «astuce» pour «masquer» une divergence relative à des données concernant l'épaisseur des cernes d'arbres et la température.
Le principal intéressé a reconnu avoir utilisé ce terme, mais soutient que le mot «astuce» dans ce cas précis doit être pris comme ayant été utilisé pour décrire «quelque chose d'intelligent à faire».
L'institution préfère ne pas se prononcer sur l'authenticité des documents et courriels dévoilés.
(sources: Le Monde, Rue 89, The Guardian)
par Olivier Caron
Les écolos sont des fumistes!