Alors qu'a lieu la dernière journée du sommet du G8 à L'Aquila, en Italie, les pays membres ainsi que 19 autres pays associés ont opté pour le développement durable de l'agriculture.
Se disant préoccupés par la situation de la faim, la flambée des prix des denrées et les diverses questions alimentaires dans le monde, tous ces pays se sont en effet engagés à amasser une somme de 20 milliards de dollars en trois années pour une meilleure sécurité alimentaire sur la planète et pour assurer le développement durable de l'agriculture. Il s'agit en fait d'augmenter les investissements pour améliorer la production agricole dans les pays en développement.
Lors d'un sommet qui date de 2005, le G8 avait pris l'engagement de verser 25 milliards de dollars pour l'aide au développement en Afrique d'ici 2010, mais il restait encore 20 milliards de dollars à verser à un an de l'échéance.
La question du climat aura par contre été la déception de ce sommet. Même si les 16 principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre (GES) ont établi qu'il faut stabiliser la hausse du climat de la planète à 2 °C, il n'y a pas vraiment eu de partage de l'effort de réductions entre pays riches et pauvres, comme le remarque le journaliste du Devoir Louis-Gilles Francoeur.
Les pays du G8 ont aussi fixé à 80% les réductions de GES d'ici 2050, tandis que le reste du monde doit les réduire de 50% dans la même période. Ils ont cependant échoué à chiffrer leurs efforts de réduction d'ici 2020, ce qui a été critiqué par le Secrétaire général de l'Organisation des Nations unies.
Ban Ki-moon est d'avis que de gros efforts doivent être faits plus tôt que tard. Il estime en fait que les pays qui sont responsables des plus grandes quantités d'émissions de GES doivent établir une cible forte et ambitieuse en matière de diminution des GES d'ici 2020.
Ban Ki-moon a aussi ajouté qu'il s'agit d'un impératif politique et moral ainsi que d'une responsabilité historique pour ces leaders, qui doivent penser au futur de l'humanité et de la planète. Le Secrétaire général de l'ONU est aussi d'avis que le G8 doit offrir des incitatifs financiers aux pays plus pauvres afin que ceux-ci réduisent leur pollution.
(sources: Radio-Canada, Europe 1, Le Devoir)
par Olivier Caron