Les gens se préoccupent de plus en plus du contenu de leur assiette. On veut savoir ce que l'on mange et de quel endroit provient notre nourriture. On cherche les moyens de se nourrir mieux, moins cher et localement. Le gouvernement conservateur nous facilitera les choses en modifiant le règlement sur l'affichage du pays de provenance. Parallèlement, le nombre de marchés publics offrant les produits des agriculteurs locaux explose. Est-ce à dire que la volonté de mieux nourrir son corps avec des produits frais, non transformés, fait son chemin ?
La semaine dernière, les membres du G8 ont soutenu prendre toutes les mesures possibles pour régler la crise alimentaire. Pendant ce temps la margarine québécoise redevenait jaune et l'Union des producteurs agricoles s'inquiétait que Québec perde la capacité d'exercer un plein pouvoir de réglementation sur l'étiquetage et la composition des aliments. Tout ceci en lien avec l'accord sur le commerce intérieur canadien qui est finalement sur la glace.
Un exemple ? Au Québec, la boisson de soya ne peut s'identifier comme lait de soya. Car le terme lait est réservé au lait de vache, de chèvre...
D'autres pays s'inquiètent de la galvanisation de termes spécifiques comme Mozzarella, etc. Comme le Champagne ne peut venir que de la région qui porte le nom et le produit en France.
La Presse nous apprenait aussi que de plus en plus de fruits viennent de l'étranger. Alors que des pommes québécoises, on en produit en grande quantité. Pourquoi acheter des pommes qui viennent d'ailleurs?
Actuellement en matière de réglementation canadienne, actuellement il suffit que 51 % du coût total de la marchandise a été dépensé au Canada pour qu'un produit puisse s'afficher canadien. On trouve des aberrations. Des cornichons libanais avec l'affiche Achat Québec chez Wal-Mart et plusieurs autres produits qui bluffent ainsi le consommateur qui pense acheter local.
D'ici 2009, terminé. Le gouvernement canadien changera la réglementation. De manière plus logique, tout produit affiché du Canada sera 100 % canadien. Les producteurs ne seront pas obligés de s'y conformer mais gageons que ceux qui proposeront de tels produits le proclameront fièrement.
Tous au marché !
Parallèlement à tout ceci, le nombre de marchés publics au Québec explose. En quatre ans leur nombre a doublé. De Montréal, à l'Estrie, en passant par la plupart des régions. Et le phénomène n'est pas seulement québécois puisqu'au Canada, on note une tendance semblable.
Les consommateurs sont de plus en plus nombreux à vouloir du frais, du naturel et surtout local. Et surtout à vouloir savoir ce qu'il mange. D'ailleurs, l'Association des jardiniers maraîchers du Québec (AJMQ) vient d'annoncer qu'elle poursuit sa campagne de sensibilisation mangezquebec.com visant à promouvoir l'achat et la consommation de fruits et légumes du Québec.
Outre ces marchés publics, il existe plusieurs autres manières de s'approvisionner. Par exemple, les Ami-e-s de la Terre de l'Estrie ont développé le Marché de solidarité régionale, offert tout au long de l'année en Estrie et qui se développe dans d'autres régions. Les gens commandent les produits locaux pas obligatoirement biologique par internet puis vont chercher leurs produits le jour et l'heure prévus.
Vous vous approvisionnez comment ? Fréquentez-vous les marchés ? Les agriculteurs de votre région?
Le site mangezquebec.com est mal fait ou c'est moi? Je ne trouve aucune information, on jurerait un site en construction. Aussi, la navigation n'est pas intuitive. Je tente seulement de trouver les marchés publics près de chez moi! Rien de trop complexe.
Oh que oui vous avez raison Cécile, on cherche à savoir ce qu'on mange et d'où ça provient. Enfin, pour une partie de la population qui s'informent davantage oui. Une autre partie s'en fiche... et des fois les 2 parties sont dans la même maison ;o)
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J'ai eu une discussion avec chérie la dessus... j'ai vu dans le frigo un paquet de pois avec une étiquette de la Chine??? hein? On en fait des pois ici, pas besoin d'importer ça. Et là elle me dit: Ayoye, j'avais pas remarqué... je regarde pas ça... En tous les cas, moi j'ai pas mangé ça. On ne sait pas quel est le contrôle de qualité la dessus. Bref, maintenant on fait plus attention.
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Je suis heureux qu'on modifie les étiquettes. On se fait tellement avoir... Mais j'espère que les gens vont faire plus d'efforts la dessus, je pense que ça vaut la peine. Mais d'un autre côté, la plupart ne regarde que le prix sur l'étiquette...
Je pensais que ce site (mangezquebec.com) faisait la promotion des relations entre femmes et hommes québécois..... ;-)
@Sebas: très bonne question! Moi aussi, j'aimerais une liste des marchés publics. J'ai fait une recherche rapide sur le Net et je n'ai rien trouvé...
Christian
Je suis dans la même situation, l'association des marchés publics est très nouvelle et n'a pas de site internet. Rien ailleurs. Je continue mes recherches.
Sauf que je vous suggère de faire une recherche avec les deux mots marché public + nom de votre région.
Pour montréal, on est gâté : www.marchespublics-mtl.com
Le seul marché public que je connais à l'extérieur de Montréal est celui situé sur la rue St-Jean à Laprairie, à côté du cimetière...
Merci, Cécile pour le lien.
Christian
Quand on pense à ça, comment les Montréalais peuvent être fier de dire qu'ils achètent local, quand au moins 80% de ce qu'ils achètent provient de l'extérieur de l'ile.
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