En été, il fait chaud parfois très chaud. On ressent cette chaleur de manière plus intense en ville qu'en campagne. De plus en plus, car les villes sont parsemées de ce qu'on appelle des îlots urbains de chaleur. C'est à dire des poches où la chaleur est plus intense. Surtout dans les centres-villes et quartiers densément peuplés, dénudés de verdure. Les citoyens et les industries n'aident pas parfois. Comme cette mode d'asphalter sa cour et son entrée de garage alors que l'asphalte absorbe la chaleur et nous la renvoie. Nos toits couverts de goudron noir. Notre tendance à couper les arbres. Il faut agir en ville pour diminuer la température.
Même que lors de canicules, les villes en deviennent dangereuses. En août 2003, la température maximale à Paris s'est maintenue au-dessus de 35°C pendant plus d'une semaine. Les vagues de chaleur en ville peuvent donc être dramatiques. Outre les groupes environnementaux, ceux qui travaillent en santé publique s'en préoccupent aussi.
D'ailleurs, les trois plus peuplées métropoles canadiennes, Montréal, Toronto et Vancouver ont d'ailleurs fait l'objet d'études sur le phénomène.
Un exemple remarqué à Montréal : le 10 juillet 1984 à Montréal la température superficielle moyenne est de 23, 65 degrés. Le 17 juillet 2003, la même température moyenne est de 26, 22 degrés. Des augmentations semblables de température en raison de la perte d'espaces verts ont été relevées à Toronto et Vancouver par des experts universitaires.
La température de ces ilots de chaleur peut varier de 2 à 7 degrés. Vous l'avez sûrement expérimenté lors d'une journée suffocante. La fraîcheur relative vous surprendra en passant du centre-ville bétonné à un quartier plus vert.
La même différence de température existe entre les terrains de soccer en pelouse naturelle et synthétique. Une nouvelle mode pour diminuer l'entretien. Sauf qu'une différence de température de 4,6 degrés a été notée au parc Jeanne-Mance entre le terrain naturel et l'artificiel.
Outre les institutions, municipalités et entreprises qui peuvent décider de reverdir, les citoyens peuvent s'impliquer. Le Conseil régional de l'environnement de Montréal (CRE Montréal) offre du soutien aux écoles, églises qui veulent verdir leur terrain. On plante des arbres, enlève l'asphalte.
Le CRE Montréal a mis sur pied un programme pour les combattre. Simple, il faut verdir. L'organisme lançait jeudi dernier un îlot de fraîcheur modèle, celui de Saint-Stanislas formé des quadrilatères Laurier, Garnier, Mont-Royal et Brébeuf. Accessible via le site internet du CRE Montréal , cette vitrine permet aux citoyens, aux commerçants et aux villes de découvrir différents moyens de contrer le phénomène des îlots de chaleur urbains, ces secteurs où la température est d'au moins 5 degrés supérieurs à leur environnement immédiat.
L'îlot Saint-Stanislas a fait l'objet de plusieurs projets de verdissement et de "blanchiment de surface" au cours des trois dernières années.
Un exemple de verdissement facile et contagieux que vous pouvez voir en photo. Dans ma rue, les voisins ont décidé d'enlever quelques carrés d'asphalte qui recouvrait une partie du trottoir. Entre la rue et le trottoir. Dans ce carré dénudé, ils ont ajouté de la terre et des vivaces. Magnifique. Les voisins d'en face ont loué un marteau-piqueur pour faire la même chose, puis mes voisins et moi, et les autres voisins pour finalement finir par le propriétaire du dépanneur, sorte de parvis d'église moderne. Comme quoi chaque action contamine les autres et fait boule de neige. J'en parle plus en détails sur mon blogue.
Autres solutions : les ruelles vertes qui permettent aux citoyens de reverdir leur milieu de vie et donner un terrain de jeux sécuritaire aux enfants. En même temps on diminue la chaleur.
On peut aussi parler des toits verts ou, plus faciles et moins chers, des roches blanches sur les toits.
Site internet spécifique sur les Ilots urbains de chaleur ( en anglais).
par Cécile Gladel
Justemnt, Chantal Srivastava en parle dans l'émission radio Les Années Lumières de Radio-Canada de dimanche passé:
Christian
Christian : ahhh j'en avais parlé avant lors de ma chronique environnement à l'été et rien d'autre, même chaîne :-)
Génial!!!
Simple et très joli, en plus d'être utile.
@ Cecile Gladel
''D'ailleurs, les trois plus peuplées métropoles canadiennes, Montréal, Toronto et Vancouver ont d'ailleurs fait l'objet d'études sur le phénomène.''
ANGLICISME.Syntaxe anglaise. On doit écrire ''D'ailleurs, les trois métropoles canadiennes LES PLUS PEUPLÉES, Montréal, Toronto et Vancouver ont d'ailleurs fait l'objet d'études sur CE phénomène''
Ce qui tue dans une ville c'est pas la chaleur. C'est le smog par temps chaud.
@rantanplan :
http://vanasse.branchez-vous.com/2008/07/ne_nourrissez_pas_les_trolls.html
LOL
Au fait Rantanplan, as-tu une idée à ajouter au débat? As-tu une information pertinente sur le sujet? As-tu une opinion face à la chaleur des villes ou encore mieux une solution à proposer, une expérience personnelle face au sujet?
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Non?
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Ben couche couche dans ta cage... "tu suite"!
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PS: Tu peux t'amuser pendant ce temps à corriger la formulation de "tu suite" ;o)